
Le studio 4°C reste toujours ce studio à part qui fait parfois des trucs hyper cools, et qui nous habitue à la production de courts réalisés en laissant roue libre à des artistes. Et bien Sweat Punch, c’est exactement ça. Il semble que le nom du rassemblement de ces courts fut à la base Deep Imagination, correspondant au nom d’une soirée cinématographique sur Shibuya passant les courts en question, puis qu’il soit passé ensuite au nom de Sweat Punch. Néanmoins c’est assez étrange, étant donné que le DVD japonais garde le titre de Deep Imagination. L’ensemble des courts mise à part Garakuta no Machi ont aussi été distribué auparavant dans le dvd Grasshoppa.
Les titres dans l’ordre de l’image (de haut en bas, gauche à droite) :
- Pr. Dan Petory’s Blues de Hidekazu Ohara.
- Garakuta no Machi de Nobutaka Ito.
- Comedy de Kazuto Nakazawa.
- Higan de Yasushi Muraki.
- End Of The World d’Osamu Kobayashi.
Chaque court fait environ une dizaine de minute et est parfaitement dissociable, à la fois dans le thème mais aussi dans les techniques utilisée pour leur réalisation. Inutile de chercher un sens entre les différentes productions, il n’y en a pas. De toute manière, même quand les projets tournent autour d’une même thème générateur, on voit souvent difficilement le lien (rappelons que l’omnibus Genius Party du même studio avec comme sujet l’énergie, allez trouver cette idée dans certains épisodes). Ces différents courts n’ont d’intérêt que de lâcher les réalisateurs et les laisser libre court à leur imagination et à leurs envies.
Dans ce sens, l’objectif est atteint. Pr. Dan est un délire sans queue ni tête où l’épisode est réalisé à partir de plusieurs techniques d’animation différentes, mixer ensemble dans un mélange assez étrange, rappelant un peu ce qui a été réalisé dans Mind Game. Le studio 4°C semble avoir la chance de pouvoir favoriser toute sorte de compétences et de techniques chez ses employés, permettant une telle opération. Toute comme l’animation, le scénario est une suite plutôt illogique de plans, où le réalisateur tente de nous faire comprendre pourquoi les aliens ne volent pas droit. Le premier plan fixe, où la caméra ne bouge pas de position (rappelant au passage un épisode de P&S) est plutôt bien fait, montrant un décalage à la fois dans l’animation que dans l’ambiance avec la suite. Dans son ensemble, c’est typiquement le genre de truc que je trouve cool à voir dans un petit court comme celui-ci.
Garakuta no Machi pourrait être le pilote d’un futur Denno Coil, avec la découverte d’un robot étrange par un jeune garçon. L’animation est plutôt bonne bien qu’assez conventionnelle, ça pourrait être très bien un épisode que l’on trouverait dans un animé normal (bien qu’évidemment la progression est très rapide ici). Cependant bien que l’on passe un assez bon moment, je n’ai pas trouvé ça très incroyable.
Comedy possède la direction artistique peut-être la plus appuyée, si le court de Kobayashi et celui de Hidekazu utilisent des couleurs vives un peu partout et une animation dynamique, celui-ci possède un ton bien plus pesant. Le but semble d’avantage être l’immersion qu’une démo purement visuelle. Sous un fond assez sombre, les personnages sont eux complètement illuminés, blancs, de manière exagérée. Dans une ambiance médiéval fantastique et avec un Ave Maria chanté de manière continuelle, on suit l’aventure d’une jeune fille demandant l’aide d’un étrange chevalier durant la guerre d’indépendance de l’Irlande. Le rendu est plutôt bon, bien que je ne sois pas vraiment fan du résultat d’un point de vue subjectif.
Higan semble naître d’une simple volonté de faire une séquence de combat avec du réal robot sans se poser d’autres questions. Bien que l’ensemble n’apporte pas grande chose sur le fond, j’ai trouvé l’animation vraiment bonne. De plus j’aime beaucoup le genre mecha sous cette forme, avec des véhicules s’inscrivant dans un délire mi-contemporain/mi-futuriste où les mechas combattent aussi des véhicules blindés réalistes. Il semble que le réalisateur se soit parfaitement inscrit dans cette démarche, l’ambiance est froide au possible, de plus j’ai vraiment eu l’impression que chaque mouvement était étudié, le travail sur le story-board a dû être particulièrement bien étudié.
End of the World est le court de Kobayashi ajouté par la suite. Beaucoup plus dans le délire de Pr. Dan, on commence dès le départ avec une ambiance très colorée et une touche très personnelle, notamment dans le chara design. Dans un cadre à la fois décalé et assez adulte, la production mélange animation traditionnelle et CG de manière bien contrastée. Il paraît que c’est assez habituel chez Kobayashi (il a aussi réalisé Table and Fishman que je n’ai pas vu). Le rendu est vraiment particulier, tant sur la forme que sur le fond. C’est une production que j’ai vraiment apprécié à regarder, le réalisateur semble jouer essentiellement sur les contraste et sur l’envie de surprendre le spectateur. Ça donne assez envie de voir ce qu’il a fait d’autres, où de le voir bosser sur un projet plus conséquent.
Pour plus de screenshots, passez sur le fansite de Kobayashi de Tsuka.




Je n’ai vu pour le moment que Garakuta no Machi, qui ma foi était très plaisant à suivre, bien mis en scène et bien animé. Un peu étrange compte tenu du format (ça nous n’y coupons pas) mais la réa est solide et l’animation suit.
Hâte donc de voir les autres je dois dire, et tu donnes envie ^^.
Comme dit, j’ai trouvé Garakuta no Machi un peu vide, c’est vrai que la réalisation est pas mauvaise, mais bon, ça donnait pas l’impression que le réalisateur avait donné tout ce qu’il pouvait.