Tag Archive for 'Animation'

Basilisk – Court de Ami Thompson

Hop, encore un petit billet pour présenter un court métrage très sympathique. Cette fois-ci il nous vient de Ami Thompson, jeune artiste canadienne ayant notamment bossé chez Disney sur un court appelé Momotaro, dont je ne trouve aucune info (et je doute qu’il s’agit de celui de 45 …) mais aussi chez Ghibli sur Ponyo sur la falaise. C’est très chouette, bien animée et dynamique, on sent même un poil l’héritage Ghibli dedans. Il s’agit du projet pour sa thèse et du coup je suis assez intéressé à ce qu’elle pourra fournir par la suite. :)

Read or die : Retour sur un animé de qualité

Après avoir fini le dernier épisode de la 1ère saison de Magi, je me suis intéressé un peu plus au staff de la série et notamment à Koji Masunari, son réalisateur. J’ai alors été assez surpris de voir que c’était en fait l’ancien réalisateur de Read or Die, une oeuvre à mon sens culte et qui m’avait à l’époque énormément marqué. Il fallait avouer que d’un coup j’avais bien envie de me retaper les trois épisodes, et ça tombait plutôt bien car l’édition prestige prenait la poussière sur mon étagère depuis un moment. J’espère ici rendre un peu hommage à cet animé, qui comme beaucoup d’autres, m’a fait aimer à l’époque l’animation.

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Avant toute confusion, je tiens à signaler ici que je vais parler de la série d’OAV distribuée en 2001 et non pas de la série TV diffusée deux ans plus tard. J’ai aussi eu l’occasion d’acheter et de voir cette seconde série, mais j’en garde encore un souvenir profondément amer d’une succession qui n’en porte comme héritage que le nom. Et je dois avouer que je ne sais pas si j’aurais un jour le courage de revoir celle-ci. Pour l’histoire, Read or Die provient à l’origine d’un light novel écrit par Hideyuki Kurata en 2000 et qui a été adapté à l’écran après avoir gagné en notoriété. Un manga a aussi été publié, mais je n’en ai jamais vu une page, il semble que ces trois formats prennent chacun de manière différente l’histoire, bien que Kurata a supervisé lui-même le script des OAV et de la série TV.

Yomiko Readman est « The Paper », un agent opérant pour un service secret britannique, la British Library. Malgré ses aires complètement insouciants, Yomiko possède le pouvoir de manipuler à sa guise le papier, de le rendre solide ou de lui change sa forme. Après une attaque terroriste de grande envergure, elle est appelée à faire partie d’une mission visant à garder un ancien livre, rencontrant par ailleurs Nancy Makuhari, un autre agent au caractère  taciturne.

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Un pied de plus pour l’animation traditionnelle

J’avais envie de réagir à cette nouvelle, celle du licenciement de plusieurs animateurs Disney opérant notamment dans l’animation traditionnelle. Pour moi, parler de ce sujet n’est pas chose facile et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord car il est maintenant très difficile de séparer succinctement l’animation qualifiée de traditionnelle à celle de synthèse, le récent et primé court-métrage Paperman nous le rappelle assez bien en mêlant étroitement ces deux supports. Ensuite car la « décadence » de l’animation traditionnelle est une chose amorcée depuis maintenant des dizaines d’années, ce qui est très loin d’être nouveau contrairement à ce que certains pensent. Et finalement car l’animation traditionnelle est liée étroitement à une animation qui me tient particulièrement à cœur et que je n’ai jamais eu vraiment le courage de déballer ici sur ce blog.

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J’ai eu la chance de naître au début des années 90, période où la société Disney a retrouvé un nouvel âge d’or. Et bien que je n’ai pas été directement affecté par la chose, j’en ai agréablement subi l’héritage. Mes classiques d’enfance resteront à jamais des dessins animés comme Aladdin, qui ont sans doutes marqué ma jeunesse à tout jamais par leurs qualités. Je suis et je reste quelqu’un de très attaché à l’animation traditionnelle dans sa forme la plus pure, bien que cela ne veut strictement plus rien dire à l’heure actuelle car n’existant plus du tout. J’ai toujours tendance à comparer l’animation aux films réalisés en prises de vues réelles, notamment afin de prendre en compte les avantages de chacun. La valeur essentielle et intrinsèque de l’animation reste sans nulle doute pour moi sa liberté totale dans sa créativité, et c’est quelque chose à laquelle j’accorde énormément d’importance. A mon sens l’imaginaire du réalisateur voire même de l’animateur peut transcender une scène afin de la rendre plus vivante que jamais, de cette manière j’accorde un immense respect pour le travail réalisé dans Aladdin, car c’est un film qui n’aurait jamais eu autant de force s’il avait été réalisé sur un autre support que l’animation.

Je le soulignais par ailleurs dans ma review sur Ernest et Celestine, l’animation traditionnelle peut apporter beaucoup par l’imaginaire. Je revoie notamment cette scène où l’armée de souris s’agglutine en une seule masse immense, afin de souligner cet aspect de vague indomptable et insurmontable de souris, ce qui est typiquement quelque chose d’impossible en prise de vues réelles ou même en animation de synthèse. Masaaki Yuasa en parlait notamment dans son interview sur (notamment) Mind Game, où il faisait par ailleurs la comparaison entre l’animation traditionnelle et l’animation digitale utilisée parfois dans son film. Le digitale bien que plus efficace laisse tout de même une certaine rigidité dans son résultat.

On est loin maintenant de l’époque où l’utilisation de l’animation digitale dans les séries japonaises se limitait le plus souvent à l’animation de super moches voitures en 3D. Depuis beaucoup de progrès ont été réalisés, et même récemment de très beaux courts réalisés dans cette lignée ont vu le jour. Il ne s’agit pas de dénigrer l’animation digitale au profit de l’animation traditionnelle, notamment pour les raisons citées en introduction, mais il est dommage de constater que l’animation traditionnelle perd toujours plus de terrain face à une animation moins personnelle, moins individuelle et plus uniformisée. Et il suffit de regarder les dernières productions des grosses boites américaines pour s’en rendre compte, bien que l’animation traditionnelle n’est pas morte, du moins pas en France comme le montre beaucoup de réalisateur d’aujourd’hui. Mais j’ai tout de même peur qu’un jour elle soit totalement perdue, que je ne trouve plus du tout mon compte dans cette animation de synthèse, de ne plus être sur le cul après une scène d’animation qui regorge à elle seule tout un talent créatif. Une partie de l’animation que j’affectionne se meurt, et les licenciements réalisés dans les locaux de chez Disney sont là pour me/nous le rappeler.

Recruit Rhapsody – Maho Yoshida

Allez hop, un nouveau petit court provenant du Japon que je trouve très sympathique. Réalisé par Maho Yoshida de l’école Tokyo University of Arts, Recruit Rhapsody parle de l’insertion des jeunes japonais après avoir passé les bancs de la fac, afin de devenir salaryman. L’ensemble de l’animation est exagéré au possible, mais c’est vraiment ce que j’aime dans ces courts-métrages qui font une sorte de critique du système. En sept minutes on peut voir l’évolution du personnage, qui passe progressivement de la timide, à celle qui se surpasse pour écraser les autres dans un système où la compétition prédomine. Bref moi j’aime pas mal, car au delà de l’animation, c’est un portrait de société que nous propose ici Maho Yoshida.

Courts de Robert Proch

Robert Proch est un polonais d’environ 27 ans et qui a réalisé plusieurs courts-métrages qui m’ont un peu scotché à mon écran, pas spécialement pour la dynamique de l’animation mais plutôt pour le trait et l’empreinte dégagée dans ses courts. Il s’attaque à plusieurs styles, allant de l’animation « traditionnelle » à la 3D en passant par la peinture murale, c’est vraiment intéressant. Je vous laisse mes trois vidéos favorites, quelques autres sont disponibles aussi sur son site web.

Galeria from robert proch on Vimeo Lire la suite de l’article : ‘Courts de Robert Proch’